Mes Ecrits

Devoir de mémoire

Devoir de Mémoire

Je me souviens de 14 - 18
Femme tu dois donner ton fils et ton mari
C’est ton juste devoir envers la patrie
Et père et fils se retrouvent dans les tranchées
A jouer aux p’tits soldats pour les gradés
Qui les envoient crever sans y réfléchir
Et pour tout’ ces gueules cassées quel avenir

 Je me souviens de 39 - 45
Une déferlante brune sur le continent
Qui déverse sa haine avec acharnement
Et le monde entier qui découvre l’horreur
La mort organisée dans toute son ampleur
Et tous ces êtres décharnés survivants
Témoins muets de la folie des plus grands

 Je me souviens d’Hiroshima
Port japonais désigné par la sentence
Pour subir le courroux et les remontrances
Adressés à l’encontre de ses dirigeants
Mais subis par cent quarante mille innocents
Bombe atomique lâchée pour gagner la paix
Ou essai grandeur nature à peu de frais

 Je me souviens de 50 - 53
Qui divisa la Corée en deux pays
Le Nord et le Sud à jamais ennemis
Un peuple divisé par la politique
Les uns profitent d’un état démocratique
Les autres subissent le jouc de la famine
Avec au milieu le plus grand champ de mines

 Je me souviens de 62 - 75
Avec l’entrée en guerre des Etats-Unis
Dans cette guerre du Viet Nam qui se poursuit
Conflit qui a marqué une génération
Par ses combats et toutes ses exactions
Par ces garçons trop jeunes partis bien trop tôt
Et aucun d’eux n’est revenu en héros

 Je me souviens de la Yougoslavie
Ce pays détruit par le nationalisme
La montée de la haine et du fanatisme
Qui a jeté sur les routes un peuple entier
Forcé de se déplacer bon gré mal gré
Pour une question de race ou de religion
Ou juste pour fuir les abominations

 Je me souviens
A chaque fois on redit : plus jamais ça
Et chacun y va de son mea culpa
Mais c’est sans compter sur la nature humaine
Qui encore trop souvent reste inhumaine
Et quand on parle de guerre propre je pleure
Pour tous ces innocents qui chaque jour en meurent

©Shahlimare
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Mes Zazoues

A Vous mes Zazoues

Mes petites boules d'amour et d’affectation

Perchée sur les poutres tu regardais tout d’en haut
Que quelqu’un vienne et tu y filais aussitôt
Tu semblais vouloir tous nous dominer
Mais je sais que de là tu me veillais

Féline par ton nom et par ton allure
Tu t’amusais des lumières sur les murs
Eclairés par les phares des voitures dans la nuit
Et tu passais ton temps à les chasser sans bruit

Et puis un jour on a emménagé ailleurs
Et j’ai crains un instant que tu ne prennes peur
Mais tu as très bien su t’acclimater
Il manquait juste tes perchoirs préférés

Alors pour éviter que tu ne t’ennuies trop
Et pour le plaisir de rendre la vie cadeau
On est tous allés à la SPA
Pour te trouver un petit chat à toi

Et pour être sûr que tu voudras l’adopter
Il nous fallait un chaton tout juste sevré
Mais hélas aucun n’était encore adoptable
Sans examen du véto rien de négociable

Et c’est en repartant qu’on l’a vu arriver
Avec un grand panier qui semblait habité
Elle venait déposer là trois chatons
Et nous on en voulait un pour de bon

On lui a demandé si elle en cédait un
Elle a dit oui sans hésiter : sauver pour un
On t’a ramenée petit’ orpheline
Et pour nous désormais tu es Caline

Pas très heureuse Féline en découvrant ta bouille
Partager ses humains avec une fripouille…
Elle t’a fait mener des journées d’enfer
Mais chaque nuit pour toi elle dev’nait mère

Et si elle feulait contre toi le jour
Tu la tétais la nuit avec amour
Et aujourd’hui encore c’est toujours guerre et paix
Avec embuscades et léchouilles en alterné

A la fois félines et câlines et si divines
Nous on a vraiment craqués pour ces deux coquines
Et même si elles ont l’air de se ressembler
Elles ont chacune leur propre personnalité
Et Féline est la plus câline
Et Caline est la plus féline

©Shahlimare
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La Corse

La Corse

 De ton pays 2b, je ne sais pas grand-chose
Alors j’en appelle à ton indulgence si j’ose
Car mise à part Bonaparte et Tino Rossi
Tu es la seule Corse que je connaisse ici

 Mais j’ai lu Colomba de Prosper Mérimée
Avec ces vieillards qui regardent la vie passer
Et ces vendettas qui poursuivent les vivants
Quand les morts ont oublié depuis très longtemps

 Chez toi courent les cochons sauvages dans le maquis
Et vos fromages plus que vigoureux courent aussi
Mais la nature a paré cette île de châtaignes
Pour qu’après le fromage elles adoucissent l’haleine

 Si je plaisante ce n’est pas par manque de respect
Mais là, tout de suite, la seule source pour me guider
C’est Astérix le gaulois en voyage en Corse
Même si cela peut paraître bien peu orthodoxe

 Cette précieuse BD apprend aux lecteurs
Que visiter cette île peut être un vrai bonheur
Car elle a une forte personnalité
Et un caractère que rien ne vient entamer

 Alors dès que ta sieste sera terminée
J’espère bien que toi aussi tu viendras conter
Des histoires, des légendes qui parlent de ta belle île
Et je viendrai m’asseoir pour t’écouter… tranquille

©Shahlimare
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Iles Bretonnes

Les Iles Bretonnes
Evidout Faxian

 A la nuit des temps les fées ont été chassées
De leur Brocéliande pour un motif oublié
Leur peine fut si grande qu’elles ne cessèrent de pleurer
De leurs larmes le Golfe du Morbihan fut créé

 Leurs têtes étaient ornées de couronnes très belles
Tressées de milles fleurs aux couleurs irréelles
Les fées les jetèrent alors dans le Golfe tranquille
Et donnèrent naissance aux 365 îles

 Mais trois d’entres elles jusqu’à l’océan s’en allèrent
Pour former à leur tour de nouvelles bandes de terre
Et ainsi Houat, Hoëdi et Belle-Ile virent le jour
Belle-Ile, pour la reine des fées, vêtit ses atours

 Ouessant n’est pas en reste avec ses korrigans
Qui en ronde sur les falaises invitent les passants
A les rejoindre en échanges de leurs beaux trésors
Qu’ils accorderont uniquement aux cœurs d’or

 Les îles Glénan, l’île de Batz et l’île de Bréhat
L’île de Groix dont on dit qui la voit, voit sa joie
Enez Sun… l’île de Sein qui vous annonce la fin
Autant de petits paradis pour les marins

 Mais il est impossible de toutes les citer
Car ce serait prendre le risque d’en oublier
Et puis qui, mieux qu’une Bretonne, saurait en parler
Avec passion, avec amour, avec respect

 Alors tous les matins je reviendrai te lire
Car tu sais comme personne venir les décrire
Avec les mots du cœur qui bat à l’unisson
De ces lieux que tu aimes, de ce pays breton

©Shahlimare
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Si... Si les chats m’étaient contés

A la manière de SI... de Rudyard Kipling
(une version qu'il m'était impossible de ne pas écrire... je les aime trop !)

Si les chats m’étaient contés

 Si vous savez les observer avec passion
Et sans intervenir, pour ne pas les troubler
Alors vous découvrirez quelle est la raison
Qui peut pousser à les aimer
Si vous savez comprendre ce qui les motive
Si vous pouvez anticiper leurs intentions
Et subtilement amplifier ce qui ravive
Dans leurs pupilles cette émotion

 Si vous savez apprécier toute la grâce
Qui peut se dégager d’un corps en mouvement
D’un félin miniature qui part à la chasse
Et qui sait mesurer le temps
Qui le sépare de sa proie invisible mais là
Si vous pouvez percevoir l’instant solennel
Où dans un bon magnifique il s’envolera
A l’assaut d’un trait de soleil

 Si vous êtes prêt à le laisser vous conquérir
Sans le traiter ni de sournois, ni de voleur
Lui qui pourrait se damner pour vous faire plaisir
Une fois que vous êtes dans son cœur
Si vous pouvez le contempler avec passion
Si vous pouvez le caresser sans lassitude
Si vous pouvez l’aimer plus que de raison
Vous gagnerez sa gratitude

 Si vous attendez d’un chat de la servitude
N’attendez jamais qu’il soit pour vous un ami
Car l’indépendance est pour lui une habitude
Et il ne peut vivre soumis
Mais si vous savez le comprendre et l’écouter
Il vous rendra l’intérêt que vous lui portez
En partageant vos lectures, vos activités
Et viendra vous le ronronner

©Shahlimare
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A la manière de... Version 4

A la manière de SI... de Rudyard Kipling
(sur un ton plus léger juste pour le plaisir,

ceux qui me connaissent savent que j'aime bien tourner les choses en dérision)

Si le travail ne te fait pas peur au contraire
Et si tu te sens prêt pour tenter l’aventure
Dans un monde bien à part avec son caractère
Son identité, sa culture
Si tu peux émincer une carotte sans trembler
Si tu peux voir un oignon sans te répandre
Et jouer au couteau sans jamais te couper
Voir la nourriture, la comprendre

 Si tu peux travailler derrière un fourneau
Et rester toute une journée dans une cuisine
Au milieu des casseroles et toujours dans le chaud
En trouvant ça génial et in
Si tu peux cuisiner pour un comme pour cent
Si tu peux faire du Mozart avec du rata
Et sans te soucier des possibles mécontents
Mettre ton talent dans ce plat

 Si tu sais gouter, observer et déguster
Sans jamais dénaturer mais avec respect
Les papilles les faire rêver et les enchanter
Juste en leur présentant tes mets
Si tu peux mêler à la fois sucré salé
Si tu peux accommoder toutes les épices
Si tu peux donner à tous l’envie de gouter
Sans que leurs foies ne gémissent

 Si tu peux faire du nouveau avec des restes
Avec une vieille soupe le plus fin des veloutés
Si tu peux venir la servir et dans un geste
Transmettre l’envie de manger
Alors c’est sûr tu auras gagné tes étoiles
Et tous viendront alors chez toi pour déguster
Comme on va au Festival pour se faire une toile
Et tu seras CHEF c’est gagné !

©Shahlimare
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A la manière de... Version 3

A la manière de SI... de Rudyard Kipling

Si tu peux rester indifférent au monde
Et ne pas voir les souffrances au quotidien
Ou entendre les cris de colère qui grondent
Sans que tu ne te sentes moi bien
Si tu peux côtoyer la misère sans broncher
Si tu peux rester sourd aux appels au secours
Et continuer à vivre sans t’arrêter
Ne viens pas là, fais un détour

 Si tu peux faire comme si tu ne voyais rien
Et ne penser qu’à toi très égoïstement
Sans prendre la peine de t’impliquer pour chacun
Juste un instant, en passant
Si tu peux t’endormir le soir paisiblement
Si tu peux jouer les indifférents sans peine
Sans jamais chercher à penser différemment
Ne viens pas là avec ta haine

 Si tu peux mettre en avant ta petite personne
Sans prendre garde à tous ceux que tu bouscules
Te prélasser, pérorer à en être aphone
Dans ton fauteuil à bascule
Si tu peux te voir dans la glace tous les matins
Si tu peux le faire sans que ça te pose problème
Si tu peux encore poursuivre sur ce chemin
Alors pour toi j’ai de la peine

 Si tu veux vraiment pouvoir vivre dignement
Tu ne peux pas toujours détourner ton regard
Si tu veux que chacun t’apprécie pleinement
Il faut que tu changes de trottoir
Tu découvriras le plaisir de partager
Tu comprendras ce que veut dire le mot bonheur
Mais si tu penses que c’est trop te demander
Alors achète-toi un cœur

©Shahlimare
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A la manière de... Version 2

A la manière de SI... de Rudyard Kipling

Si tu sais imaginer un monde féérique
Et le faire partager à ceux qui t’entourent
Par tes écrits le rendre encore plus magique
En le parant de beaux atours
Si tu sais faire rêver celui qui viendra lire
Si tu sais le transporter dans un autre ailleurs
Et le tenir en haleine et le faire languir
Mais sans pour autant lui faire peur

 Si tu peux arriver à lui faire chevaucher
Des serpents à plumes, des dragons, des licornes,
Et t’amuser de le voir si émerveiller
Devant ta magie sans bornes
Si tu peux lui faire vivre ce que tu vois en rêves
Si tu peux lui donner l’envie de te suivre
Pour qu’à son tour il te fasse partager ses rêves
Sans jamais croiser de vouivre

 Si tu sais l’attirer au cœur des légendes
Et lui faire découvrir des contrées éloignées
Dont les trolls, les korrigans, les nains, défendent
Avec acharnement l’entrée
Si tu sais lui faire franchir la porte invisible
Si tu sais déchirer le voile devant ses yeux
Si tu sais lui faire atteindre l’inaccessible
Pour lui montrer le merveilleux

 Si tu peux simplement donner l’envie de lire
A celui qui d’habitude, passe sans s’arrêter
Si tu peux avec tes écrits le faire venir
Et qui sait,  peut-être rester
Alors on pourra dire de toi que oui tu sais
Avec talent, avec magie, manier les mots
Et venir te lire ici c’est ce qui nous plaît
Car c’est à chaque fois bien plus beau

©Shahlimare
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A la manière de... Version 1

A la manière de SI... de Rudyard Kipling

Si tu veux pouvoir faire quelque chose de ta vie
Un jour pouvoir te retourner et contempler
Tout ce que tu auras réussi et bâti
Sans que personne ne vienne t’aider
Si tu veux avancer contre vents et marées
Si tu veux prouver que tu mérites ta place
Et pouvoir un jour venir la revendiquer
Alors viens imprimer ta trace

 Si tu peux supporter tous les reproches lancés
Par mépris ou simplement par méchanceté
Et te voir accusé des erreurs du passé
Sans faillir et sans te courber
Si tu peux rester malgré tout respectueux
Si tu peux préserver un peu d’amour en toi
Et si tu peux faire comme si, en fermant les yeux
Sans te détourner de ta voie

 Si tu sais te blinder à force de volonté
Sans jamais te fermer sur le reste du monde
Espérer, mais sans jamais trop en demander
Et attendre des heures plus fécondes
Si tu sais faire preuve de patience face au destin
Si tu sais provoquer les choses pour avancer
Si tu sais malgré tout poursuivre ton chemin
Sans être aigri ni gêné

 Si tu peux avoir envie de donner, aimer,
Et oublier tout ce que tu n’as pas reçu
Si tu peux partager ce que tu as gagné
Tout simplement par ton vécu
Alors crois-moi, de tous, tu es le plus heureux
Et jamais personne ne saurait te reprocher
Aujourd’hui de vouloir en profiter au mieux
Alors vis comme tu l’as rêvée

©Shahlimare
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Reprendre le boulot

C'est la rentrée

 Cette fois la fête est finie
Et ça c’est bien moins rigolo
Mais on n’a pas le choix tant pis
Va falloir reprendre le boulot

 Autant se faire à cette idée
On est tous dans la même galère
Et puisqu’il faut y retourner
Mieux vaut reprendre des repères

 D’abord le réveil à régler
Pour ne pas être en retard
Ensuite le petit déjeuner
Qu’il faudra avaler dare-dare

 Vient le choix de la bonne tenue
Pour mettre en valeur le bronzage
Ce n’est pas parce qu’on est revenu
Qu’il faut absolument être sage

 Et puis il faut se rappeler
L’emplacement de l’essentiel
Bien sûr la machine à café
Vitale pour faire des étincelles

 Arrive le moment délicat
Retrouver le code de son PC
Comment l’allumer celui-là
On a déjà tout oublié

 Vous dites ? Rien qu’une heure de passée ?
La journée va être mortelle !
Et voilà que tout vient s’entasser
Sur le bureau… va falloir une pelle !

 Ce n’est pas possible c’est trop dur
On ne va jamais y arriver
Ici ce n’est pas une sinécure
Alors va falloir se reposer

 Et dès la fin de la journée
Commencer à faire le calcul
Pour aller poser des congés
Avant d’être sur les rotules

©Shahlimare
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Aimer

Savoir aimer

Aimer… voilà un drôle de mot
Qui peut faire part de vos gouts
Tout comme de vos sentiments

 Aimer… au fond rien de plus beau
Même s’il est loin de dire tout
Voilà un mot très charmant

 Pourtant celui qui veut aimer
Ne devrait pas avoir besoin
Même de ce mot pour s’exprimer
Il devrait juste tendre la main

 Il ne suffit pas de le dire
Pour penser que l’on sait aimer
Ça doit d’abord être un plaisir
En premier celui de donner

 On ne donne pas avec des mots
Mais par de simples petits gestes
Ça ne sert à rien d’en faire trop
Car là on ne fait pas de reste

 C’est un baiser donner ici
A l’enfant que l’on vient border
Quand un autre n’a que du mépris
Parce qu’il fait parti des mal nés

 C’est des louanges, de l’attention
Distribuées même sans raison
Quand à côté on guette un regard
Pour exister… bien mince espoir

 Mais ce mot, si petit qu’il soit
Peut faire déplacer des montagnes
Pour celui qui veut y avoir droit
Pour celui qui pense que ça se gagne

 Mais un mot n’est pas un sentiment
On devrait leur apprendre aux enfants
Et ils éviteraient de croire en vain
Qu’on les aimera peut-être demain

 Il ne suffit pas de nourrir le corps
Pour penser que le cœur est rassasié
Et si ça doit demander des efforts
Alors il vaut mieux laisser tomber

 Savoir aimer c’est savoir s’engager
Mais pas uniquement sur un papier
Je parle de ce qu’on a à l’intérieur
Simplement d’aimer avec le cœur

 Savoir aimer c’est pouvoir donner
Autant que l’on peut et sans compter
Je ne parle pas ici de présents
Mais de sentiment, le plus important

 Savoir aimer c’est aussi transformer
Les mauvais coups donnés par la vie
En autant d’atouts qui peuvent aider
A mieux comprendre… pour mieux aimer

©Shahlimare
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A deux

Vivre à deux

 Comment définir
Ce sentiment de plaisir
Que l’on peut ressentir
A tout vouloir partager

 Tendre complicité
Entre deux êtres qui sont liés
Par cette envie d’exister
Tout simplement l’un pour l’autre

 Et mon devient notre
Pour le grand plaisir de l’autre
Qui maintenant est votre
C’est cela aussi être à deux

 Et ce qui est mieux
C’est de pouvoir être heureux
Juste parce qu’on est deux
Avec cette envie d’aimer

 Alors vient mon aimé(e)
Que je te fasse partager
Mon cœur et ma destinée
Qui sans toi ne font que languir

 Je t’en prie viens me dire
Que ton seul et unique désir
Serait de nous voir vieillir
Côte à côte comme au premier jour

 Et par cet amour
Croisé par hasard un jour
C’est tout votre toujours
Qui se retrouve chamboulé

 C’est ça aussi aimer
Etre prêt à tout changer
Pour le plaisir de donner
Autant que l’on peut recevoir

©Shahlimare
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Rêves

Rêves d’une vie

 On a chacun des rêves secrets
C’est ce qui permet d’avancer
Juste un petit bout d’imaginaire
Pour qu’on ne reste pas en arrière

 Quelque chose qu’on voudrait atteindre
Un morceau de vie à repeindre
Pour pouvoir se dire un jour ça y est
J’en ai rêvé et maintenant c’est fait

 Pas besoin de vouloir l’impossible
Pour l’avoir il doit être accessible
Sinon à quoi bon espérer
Si on ne peut jamais gagner

 Il est des rêves plus compliqués
Qui obligent à persévérer
Et pour lesquels le prix à payer
Peut paraître parfois bien élevé
Mais c’est aussi ça qui fait leur valeur

 Il est des rêves beaucoup plus humbles
Qui pour certains paraîtront simples
Mais peuvent demander une longue errance
Avant d’approcher la récompense
Et de pouvoir profiter du bonheur

 Des rêves qu’on a abandonnés
Faute de pouvoir les réaliser
Ou simplement parce qu’on a changé
Ce en quoi on pouvait rêver

 Il est des rêves qu’on avait hier
Qu’on se répétait comme une prière
Mais qui aujourd’hui sont désuets
Et qui sont devenus sans objet

 Quoi qu’il en soit ne jamais oublier
Que pour bien vivre il faut savoir rêver
Car c’est ce qui donnera des couleurs
A tous ces petits moments de bonheurs
Que chacun recherche désespérément

©Shahlimare
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Bretagne

Souvenirs de Bretagne

 La Bretagne je l’ai découverte sous la pluie
Toujours sous un ciel d’un bleu gris
Mais qui savait donner à ses paysages
Son caractère un peu sauvage

 J’ai marché le long de ses côtes dans le vent
Espérant voir des Korrigans
Ces petits nains malicieux mais pas méchants
Il m’aurait fallu plus de temps

 J’ai vu les vagues sur les falaises s’écraser
Mais sans jamais les ébranler
Ce n’est pas la mer qui les fera gémir
Car sur cette terre pousse des menhirs

 Même si les caprices du temps versent les maisons
Ici les hommes c’est des Bretons
Et tant que les dolmens ne tomberont pas
Ils ne s’inquièteront pas pour ça

 Là on ne jure que par l’eau, l’air et le feu
Trois éléments qui en ce lieu
Sont représentés sous la forme de triskèle
Gravée ici sur toutes les stèles

 Il ne faut pas venir là en conquérant
Les gens sont rudes mais accueillants
Ils ne vous disent pas merci avec les mots
Mais par le geste car c’est plus beau

 Dans ce pays sauvage battu par les vents
Il faut savoir prendre le temps
Pour observer, écouter et le comprendre
Et alors vous pourrez entendre

 Entendre comme un murmure venu de la roche
Tout simplement : demat deoc’h !
Et quand vous partirez d’ici
Kenavo ar wech all ! Lancé comme un cri

©Shahlimare
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Ecrire

Ecrire tout simplement

 Je ne sais pas quoi dire exactement
Juste une envie d’écrire tout simplement
Alors je laisse courir mes doigts sur le clavier
Avec mes seules pensées pour les guider

 Ce matin me revient à l’esprit
Tout ce qu’on c’est dit cette nuit
Etrange cette sensation d’être gênée
Par ce qui n’est d’aucune réalité

 Le pouvoir des mots serait-il si grand
Leur poids est parfois si pesant
Pourtant ce dialogue je l’ai apprécié
Comme tous ceux qu’on a déjà partagés

 Sans doute ces vieilles craintes ancestrales
Qui voudraient nous faire penser à mal
Et imposent des barrières invisibles
Pour éviter l’écueil de l’imprévisible

 On peut dompter le corps et ses émois
Mais quand est-il de l’âme aux abois
Ne surtout pas laisser les sentiments
Prendre le dessus et le commandement

 La nuit est passée le matin est enfin là
J’ai su résister à l’envie c’est déjà ça
En sera-t-il toujours ainsi maintenant
Il faudra savoir avancer prudemment

 Mais quelles douces sensations dans le fond
C’est peut-être simplement ça qui était bon
Alors à quoi bon s’en faire en définitive
Je me laisserai bien tenter par une récidive

 Et voila comment après la maîtrise du corps
On pacifie l’âme sans aucun remord
Et comment je me retrouve bien déconcertée
De pouvoir ainsi afficher autant de légèreté

©Shahlimare
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