Personnel

Mon Grand-père

A mon Grand-Père

Je me souviens de ce vieil homme
Qui semblait si fragile à voir
Et qui pourtant a survécu
Au Chemin des Dames… à Verdun

 Toujours discret et économe
Dans sa façon de se mouvoir
Avec une grâce retenue
Qui caractérise les anciens

 Personne n’aurait su dire ce qu’il pensait
Et il partait souvent sur son vélo
A travers la campagne se balader
Et avec une vigueur étonnante

 De ses yeux d’un bleu limpide il voyait
S’agiter le monde tout en crescendo
Tandis que lui vivait en aparté
A l’écart de cette vie trépidante

 Lui qui n’entendait presque plus
Tout jeune blessé dans les tranchées
Savait comprendre d’un regard
Ce que l’on pouvait ressentir

 Un petit homme moustachu
Les cheveux blancs immaculés
Une étincelle dans le regard
Et toujours un petit sourire

 Il est parti il y a plus de vingt ans
Et je le revois comme si c’était hier
Il ne prenait pas beaucoup de place
Mais à son départ la foule était là

 Et il s’en est allé très simplement
Sans faire de bruit par un beau jour d’hiver
S’il avait vu tout ce monde sur la place
Venu le saluer une dernière fois…

 Il aurait sourit d’un air malicieux
La petite étincelle au fond des yeux

©Shahlimare
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Sur une chanson de Zazie – Je suis un homme

Je suis un chat tout plein mignon
Je suis un chat pas un poisson
Pour te plaire en toute saison
Moi je fais ronron, je fais ronron

 Je suis idole ou bien démon
Je n’ai jamais fais de faux bonds
Quand on m’aime c’est de la passion
Moi je fais ronron, je fais ronron

 Je suis un chat plein d’ambition
Dans ma famille y a même des lions
Et je n’avance pas à reculons
Moi je fais ronron, je fais ronron

 Je suis aussi une vraie bénédiction
Pour ce qui est de l’affection
Quand moi je t’aime y a communion
Et je fais ronron, je fais ronron

 Tu vois, j’suis pas qu’un chat
Je peux aussi être un ami
Présent juste pour toi
Et c’est pour ça que j’suis ici

 Je vois le monde à ma façon
Toujours sans fard sans illusion
Et je te dis sans concession
Moi je fais ronron, je fais ronron

Et t’observer c’est là ma passion
Je suis capable d’abnégation
Just’ pour avoir ton adhésion
Oui, c’est ma raison, c’est ma raison

Tu vois, j’suis pas qu’un chat
Je peux aussi être un ami
Présent juste pour toi
Et c’est pour ça que j’suis ici

Et toi, tu es mon enjeu
Tu es mon enjeu, ma grand’ récompense
A qui je donne en retour
Ma fidélité, mon amitié
Et tout l’amour que je peux te donner

Je suis un chat c’est ma nature
La tête haute dans mon allure
Toujours j’avance par intuition
Moi je fais ronron, je fais ronron

Je suis un chat et je mesure
Toute l’ampleur de ta nature
Mais moi je t’aime sans omission
Et je fais ronron, je fais ronron

Je suis un chat et je mesure
Toute l’ampleur de ta nature
Mais moi je t’aime sans omission
Et je fais ronron, je fais ronron

Et je fais ronron, je fais ronron

©Shahlimare
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Sur une chanson d’Alain Bashung – Gaby, oh Gaby

(pour mon Amie belgeke Descat)

Toi tu vadrouilles au milieu des mots et du forum
Tu t’fais tes films à travers tout le décorum
Monologue, qui vire au dialogue

 Une p’tite chanvret’ pour te chauffer t’es branchée sur haute tension
Et quand t’es vraiment bien c’est le délir’ maison
T’as du bol, c’est ça qu’on aime chez toi

 Oh Descat, Descat
Tu devrais en faire ton métier
C’est ton talent d’nous faire marrer
Oh Descat, Descat
Tu veux qu’on t’dise encore
Comment, comment, comment c’est fort
T’exagères

 Dès qu’tu mets le feu aux poudres nous on suit
Et quand toi tu fais ton show y a tout autour qui brille
Et mêm’ les hommes partent aussi en vrille
Et si, et si y en a qui râlent c’est qu’ils savent pas faire la fête
Et font la gueule et sont toujours à s’prendre la tête
Laisse les tomber, surtout change pas Descat

 Oh Descat, Descat
Tu devrais en faire ton métier
C’est ton talent d’nous faire marrer
Oh Descat, Descat
Tu veux qu’on t’dise encore
Comment, comment, comment c’est fort
T’exagères

 Descat, tu sais déjà que t’es l’idole de Tonton K
Et sans parler de Stefounet qu’est vrai dingue de toi
Ça fait rêver, mêm’ Twin qui s’y met
Aujourd’hui c’est vendredi et fallait qu’on t’le dise
Dès fois qu’tu voudrais calmer tes délires et tes bêtises, et tes bêtises

 Oh Descat, Descat
Tu devrais en faire ton métier
C’est ton talent d’nous faire marrer
Oh Descat, Descat
Tu veux qu’on t’dise encore
Comment, comment, comment c’est fort
T’exagères

 Descat, Descat

 Alors tu continues à fond sans jamais changer
Sinon gar’ à toi ma belle on viendra t’trouver

©Shahlimare
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Sur une chanson de Gérard Lenorman - Lilas

(à l'occasion de la fête de la musique)

J’ai dans la tête comme un refrain
Lala, lala
Un air de musique qui me suit
Et c’est pour ça que je souris

J’ai aussi au fond de mes yeux
Lala, lala
Une lumière qui éblouit
Et qui vous rend tout bien plus joli
Une lumière qu’on voit là-bas

Si j’ai oublié d’où elle venait
Chaque jour dans ma tête renaît
Ce souvenir si gai
Lorsque tous ensemble on chantait
Sous le soleil qui luisait
Lorsque l’on te fêtait

J’ai dans le cœur des airs heureux
Lala, lala
Des airs pour les jeunes et les vieux
A plusieurs ou à deux

Des airs connus un peu rétro
Lala, lala
Sous les lumières qui font danser
Et parfois aussi des enivrés
Mais tout le monde peut s’amuser

Si j’ai oublié d’où elle venait
Chaque jour dans ma tête renaît
Ce souvenir si gai
Lorsque tous ensemble on chantait
Sous le soleil qui luisait
Lorsque l’on te fêtait

J’ai aussi au fond de mes yeux
Lala, lala
Une lumière qui éblouit
Et qui vous rend tout bien plus joli
Une lumière qu’on voit là-bas

©Shahlimare
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Le Poète

Il est parti le Poète

 Quand un Poète s’en va
La communauté est en émoi
C’est une partie d’elle-même qui part
Et les mots qui restent éparts

 Qui saura les rassembler
Pour jouer d’eux et les aligner
Dompter les rimes pour en faire un air
Sur lequel dansent les vers

 Qui saura les faire chanter
Pour apaiser l’âme retranchée
Charmer le cœur et le faire vibrer
Et libérer la pensée

 Qui saura les mélanger
Pour que le meilleur en soit tiré
Et amener à la réflexion
Dévoilant les émotions

 Qui saura les faire parler
Pour donner l’envie et inciter
A venir les découvrir et lire
Ce qu’ils peuvent avoir à dire

 Qui saura enfin écrire
Pour donner le regret de partir
A ceux qui viennent et puis disparaissent
Sans laisser aucune adresse

 Quand un Poète s’en va
C’est toujours un peu triste ici-bas
Car il laisse derrière lui ses mots
Comme quelque chose de trop

 Poète si tu viens lire
Que ces mots te fassent réfléchir
Ils sont modestes comparés aux tiens
Mais ils disent juste : REVIENS !

©Shahlimare
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Le blues de l’ordinateur

Le blues de l’ordinateur

 Après avoir passé la journée
A travailler sur un ordinateur
La seule chose qui presse une fois rentrée
C’est de brancher le mien… un vrai bonheur

 Une journée sans pc et je pleure
Car c’est lui ma source d’inspiration
Il contient ce que j’ai dans le cœur
Musiques… images… toutes mes partitions

 Et dès que je suis branchée j’écris
Tout ce que mes doigts lisent en effleurant
Les touches du clavier ou la souris
Eclairés par des diodes bleu scintillant

 Et depuis qu’il est relié au monde
Chaque soir je vais rendre une visite
A des amis de la mappemonde
Rencontres virtuelles… hasard des sites

 Entre lui et moi pas de conflit
Même si parfois je le trouve lent
Que je voudrais booster son débit
Je sais qu’il fait de son mieux et j’attends

 Il lui arrive de bugger pourtant
A son corps défendant et pour mon drame
Et me voilà pendant quelques temps
Sans mon ordinateur et presque en larmes

 Je sais que les idées sont dans ma tête
Feuille ou écran ça ne change rien
Je me le dis et je me le répète
Mais je sens que là j’avance moins bien

 Comment faire comprendre que sans lui
Je m’ennuie comme un rat mort et c’est long
D’essayer de mettre par écrit
Tout ça juste avec un simple crayon

©Shahlimare
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Hommage à la Nature

La Nature

 J’aime la contempler à loisir
Car c’est chaque fois un vrai plaisir
Et je ne me lasserai jamais
De la découvrir et de l’admirer

 Il suffit de savoir regarder
Pour comprendre comment nous gérer
Car elle n’agit jamais au hasard
Et prévient avant qu’il ne soit trop tard

 Ici les hommes ont tout goudronné
Alors elle vient tout leur inonder
Les forêts manquent de diversité
Alors elle les brûle pour y remédier

 Et comme ils sont bornés et têtus
Plein de catastrophes leur tombent dessus
Mais si elle pleure sa faune et sa flore
Elle va tout faire pour préserver son corps

 Quand elle aura trouvé le moyen
D’en finir avec tous ces vauriens
Qui pour elle, ont si peu de respect
Elle s’en débarrassera sans regret

 Qui pourrait alors lui en vouloir
Si nous avons refusé de voir
Que si ensemble nous la protégeons
C’est notre vie que nous préserverons

La Nature a vécu sans nous des millénaires
Elle ne  va pas laisser les hommes tout foutre à terre
Et pour retrouver sa beauté originelle
Elle va finir par nous jeter à la poubelle

©Shahlimare
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Sur une chanson de Salvatore Adamo - Inch'Allah



J’ai vu ce lieu dans sa misère

Mais de l’amour dans leurs grands yeux

Quand j’ai voulu faire marche arrière

Mon cœur déjà battait pour eux

 

Comment sont-ils arrivés là

Abandonnés et rejetés

Je n’entendais plus que cela

Leurs petits cris pour m’attirer

 

Une autre cage, une autre histoire

Un peu pareille mais pas la même

Comment peut-on encore faire croire

Que seul l’humain c’est dire « je t’aime »

 

J’ai vu ce chien courber l’échine

Quand j’ai voulu m’en approcher

Ne tremble pas, ton mal je le devine

Et moi j’ai honte j’voudrais pleurer

 

Honte à vous ! Honte à vous !

Honte à vous ! Honte à vous !

 

Il doit penser que je ressemble

A son bourreau qu’il aimait tant

Car c’est pas le froid s’il tremble

Juste la crainte du temps d’avant

 

Et là ce chat défiguré

Juste par jeu ou pour faire mal

Qui en voudra d’un balafré

Et puis c’est juste un animal

 

Sans oublier les autres bêtes

Vaches et chevaux à la merci

De tous ceux qui les maltraitent

Et les laissent crever sans un bruit

 

Honte à vous ! Honte à vous !

Honte à vous ! Honte à vous !

 

Mais leurs souffrances sont bien réelles

Et les tordus qui ont fait ça

Ne garderont aucune séquelle

On ne les arrête même pas

 

Et ces petits qu’on laisse naitre

Sans qu’on en veuille et qu’on rejette

Alors qu’une simple opération

Eviterait les abandons

 

Moi je rêve du jour où la justice

Sans réserve s’abattra enfin  

A l’encontre de ces sévices

Et de ces traitements inhumains

 

Honte à vous ! Honte à vous !

Honte à vous ! Honte à vous !  

 
©Shahlimare

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Le cirque

 Le Cirque

 

Parents n’emmenez jamais vos enfants

Sous un chapiteau qui exhibe des animaux

Le vrai cirque n’inflige pas de tourments

A des êtres quel qu’ils soient juste pour faire beau

 

Le cirque doit être un spectacle avant tout

Qui doit faire rêver mais non pas torturer

Ici aucun animal ne joue

Il ne s’exécute que par crainte du fouet

 

Si vous voulez que vos enfants comprennent

Que tous les êtres vivants ont droit au respect

C’est à vous de faire en sorte qu’ils retiennent

Qu’aucun spectacle ne mérite de souffrance… jamais !

 

Ce n’est pas la place d’animaux sauvages

Que l’on confine après chaque représentation

Dont la capture a souvent causé un carnage

Et qu’on retient dans des cages prisons

 

Et qu’on arrête de dire que le dresseur

Aime les animaux qu’il vient ici montrer

Il n’y a aucun amour réducteur

Un fouet manié avec douceur reste un fouet

 

Aucun animal ne reproduira

Dans son milieu naturel et en liberté

Les contorsions qu’on lui demande là

Ça suffit à prouver que c’est contre son gré

 

Alors je vous en prie ne les emmenez pas

Voir un spectacle de souffrances et de douleurs

Aucun animal ne mérite ce sort là

Aucun enfant ne doit en être spectateur


©Shahlimare
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Devoir de mémoire

Devoir de Mémoire

Je me souviens de 14 - 18
Femme tu dois donner ton fils et ton mari
C’est ton juste devoir envers la patrie
Et père et fils se retrouvent dans les tranchées
A jouer aux p’tits soldats pour les gradés
Qui les envoient crever sans y réfléchir
Et pour tout’ ces gueules cassées quel avenir

 Je me souviens de 39 - 45
Une déferlante brune sur le continent
Qui déverse sa haine avec acharnement
Et le monde entier qui découvre l’horreur
La mort organisée dans toute son ampleur
Et tous ces êtres décharnés survivants
Témoins muets de la folie des plus grands

 Je me souviens d’Hiroshima
Port japonais désigné par la sentence
Pour subir le courroux et les remontrances
Adressés à l’encontre de ses dirigeants
Mais subis par cent quarante mille innocents
Bombe atomique lâchée pour gagner la paix
Ou essai grandeur nature à peu de frais

 Je me souviens de 50 - 53
Qui divisa la Corée en deux pays
Le Nord et le Sud à jamais ennemis
Un peuple divisé par la politique
Les uns profitent d’un état démocratique
Les autres subissent le jouc de la famine
Avec au milieu le plus grand champ de mines

 Je me souviens de 62 - 75
Avec l’entrée en guerre des Etats-Unis
Dans cette guerre du Viet Nam qui se poursuit
Conflit qui a marqué une génération
Par ses combats et toutes ses exactions
Par ces garçons trop jeunes partis bien trop tôt
Et aucun d’eux n’est revenu en héros

 Je me souviens de la Yougoslavie
Ce pays détruit par le nationalisme
La montée de la haine et du fanatisme
Qui a jeté sur les routes un peuple entier
Forcé de se déplacer bon gré mal gré
Pour une question de race ou de religion
Ou juste pour fuir les abominations

 Je me souviens
A chaque fois on redit : plus jamais ça
Et chacun y va de son mea culpa
Mais c’est sans compter sur la nature humaine
Qui encore trop souvent reste inhumaine
Et quand on parle de guerre propre je pleure
Pour tous ces innocents qui chaque jour en meurent

©Shahlimare
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Mes Zazoues

A Vous mes Zazoues

Mes petites boules d'amour et d’affectation

Perchée sur les poutres tu regardais tout d’en haut
Que quelqu’un vienne et tu y filais aussitôt
Tu semblais vouloir tous nous dominer
Mais je sais que de là tu me veillais

Féline par ton nom et par ton allure
Tu t’amusais des lumières sur les murs
Eclairés par les phares des voitures dans la nuit
Et tu passais ton temps à les chasser sans bruit

Et puis un jour on a emménagé ailleurs
Et j’ai crains un instant que tu ne prennes peur
Mais tu as très bien su t’acclimater
Il manquait juste tes perchoirs préférés

Alors pour éviter que tu ne t’ennuies trop
Et pour le plaisir de rendre la vie cadeau
On est tous allés à la SPA
Pour te trouver un petit chat à toi

Et pour être sûr que tu voudras l’adopter
Il nous fallait un chaton tout juste sevré
Mais hélas aucun n’était encore adoptable
Sans examen du véto rien de négociable

Et c’est en repartant qu’on l’a vu arriver
Avec un grand panier qui semblait habité
Elle venait déposer là trois chatons
Et nous on en voulait un pour de bon

On lui a demandé si elle en cédait un
Elle a dit oui sans hésiter : sauver pour un
On t’a ramenée petit’ orpheline
Et pour nous désormais tu es Caline

Pas très heureuse Féline en découvrant ta bouille
Partager ses humains avec une fripouille…
Elle t’a fait mener des journées d’enfer
Mais chaque nuit pour toi elle dev’nait mère

Et si elle feulait contre toi le jour
Tu la tétais la nuit avec amour
Et aujourd’hui encore c’est toujours guerre et paix
Avec embuscades et léchouilles en alterné

A la fois félines et câlines et si divines
Nous on a vraiment craqués pour ces deux coquines
Et même si elles ont l’air de se ressembler
Elles ont chacune leur propre personnalité
Et Féline est la plus câline
Et Caline est la plus féline

©Shahlimare
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Sur une chanson de William Sheller – Oh ! J’cours tout seul

La vie c’est pas qu’une image
Faut savoir faire des collages
Bien meilleurs
Et puis choisir le chemin
Qui mènera au voyage
Vers ailleurs

 On a chacun son destin
On participe au partage
En douleur
Mais si chacun met du sien
Alors on prend au passage
Du bonheur

 Et tu regardes ceux
Qui voudraient bien en être
Mais sans jamais rien donner d’eux
Qui le regrettent peut-être
Ceux là sont seuls
Et ils avancent mais toujours tous seuls

 Et si tu n’comprends pas
Apprends donc le langage
Des mots du cœur qui t’f’ront du bien
Qui enlèvent la rage
Tu s’ras moins seul
Faut just’ arrêter de s’faire la gueule

 On peut s’tromper de chemin
On n’est pas tous des routards
Ça fait rien
On n’est rien que des humains
Avec nos coups de cafard
Mais c’est rien

 Faut pas qu’tu t’dises que demain
Faudra rester au placard
C’est pas bien
Il faut te reprendre en main
Et franchir tous les passages
L’air de rien

 Et tu regardes ceux
Qui voudraient toujours être
Plus haut et toujours en bien mieux
Mais qui t’envient peut-être
Faut qu’tu t’réveilles
Tu dois et tu peux suivr’ ces conseils
Et si tu n’comprends pas
Remets-toi à l’ouvrage
Faut rien lâcher tu le sais bien
Sans aucun dérapage
C’est plus pareil
Voila maintenant tu te réveilles

 Et tu regardes ceux
Qui astiquent l’altimètre
Et tu voudrais bien faire comme eux
Mais dis-toi peut-être
Que tu vaux mieux
Et qu’tu es sûrement bien plus heureux

 On te dira sans doute
Que ton histoire fout l’cafard
Alors laisse-les déblatérer
C’est que des vieux charognards
Et tu vaux mieux
Car toi tu ne joues pas les envieux

 Et tu vaux mieux
Car toi tu ne joues pas les envieux

©Shahlimare
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La Corse

La Corse

 De ton pays 2b, je ne sais pas grand-chose
Alors j’en appelle à ton indulgence si j’ose
Car mise à part Bonaparte et Tino Rossi
Tu es la seule Corse que je connaisse ici

 Mais j’ai lu Colomba de Prosper Mérimée
Avec ces vieillards qui regardent la vie passer
Et ces vendettas qui poursuivent les vivants
Quand les morts ont oublié depuis très longtemps

 Chez toi courent les cochons sauvages dans le maquis
Et vos fromages plus que vigoureux courent aussi
Mais la nature a paré cette île de châtaignes
Pour qu’après le fromage elles adoucissent l’haleine

 Si je plaisante ce n’est pas par manque de respect
Mais là, tout de suite, la seule source pour me guider
C’est Astérix le gaulois en voyage en Corse
Même si cela peut paraître bien peu orthodoxe

 Cette précieuse BD apprend aux lecteurs
Que visiter cette île peut être un vrai bonheur
Car elle a une forte personnalité
Et un caractère que rien ne vient entamer

 Alors dès que ta sieste sera terminée
J’espère bien que toi aussi tu viendras conter
Des histoires, des légendes qui parlent de ta belle île
Et je viendrai m’asseoir pour t’écouter… tranquille

©Shahlimare
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Iles Bretonnes

Les Iles Bretonnes
Evidout Faxian

 A la nuit des temps les fées ont été chassées
De leur Brocéliande pour un motif oublié
Leur peine fut si grande qu’elles ne cessèrent de pleurer
De leurs larmes le Golfe du Morbihan fut créé

 Leurs têtes étaient ornées de couronnes très belles
Tressées de milles fleurs aux couleurs irréelles
Les fées les jetèrent alors dans le Golfe tranquille
Et donnèrent naissance aux 365 îles

 Mais trois d’entres elles jusqu’à l’océan s’en allèrent
Pour former à leur tour de nouvelles bandes de terre
Et ainsi Houat, Hoëdi et Belle-Ile virent le jour
Belle-Ile, pour la reine des fées, vêtit ses atours

 Ouessant n’est pas en reste avec ses korrigans
Qui en ronde sur les falaises invitent les passants
A les rejoindre en échanges de leurs beaux trésors
Qu’ils accorderont uniquement aux cœurs d’or

 Les îles Glénan, l’île de Batz et l’île de Bréhat
L’île de Groix dont on dit qui la voit, voit sa joie
Enez Sun… l’île de Sein qui vous annonce la fin
Autant de petits paradis pour les marins

 Mais il est impossible de toutes les citer
Car ce serait prendre le risque d’en oublier
Et puis qui, mieux qu’une Bretonne, saurait en parler
Avec passion, avec amour, avec respect

 Alors tous les matins je reviendrai te lire
Car tu sais comme personne venir les décrire
Avec les mots du cœur qui bat à l’unisson
De ces lieux que tu aimes, de ce pays breton

©Shahlimare
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Si... Si les chats m’étaient contés

A la manière de SI... de Rudyard Kipling
(une version qu'il m'était impossible de ne pas écrire... je les aime trop !)

Si les chats m’étaient contés

 Si vous savez les observer avec passion
Et sans intervenir, pour ne pas les troubler
Alors vous découvrirez quelle est la raison
Qui peut pousser à les aimer
Si vous savez comprendre ce qui les motive
Si vous pouvez anticiper leurs intentions
Et subtilement amplifier ce qui ravive
Dans leurs pupilles cette émotion

 Si vous savez apprécier toute la grâce
Qui peut se dégager d’un corps en mouvement
D’un félin miniature qui part à la chasse
Et qui sait mesurer le temps
Qui le sépare de sa proie invisible mais là
Si vous pouvez percevoir l’instant solennel
Où dans un bon magnifique il s’envolera
A l’assaut d’un trait de soleil

 Si vous êtes prêt à le laisser vous conquérir
Sans le traiter ni de sournois, ni de voleur
Lui qui pourrait se damner pour vous faire plaisir
Une fois que vous êtes dans son cœur
Si vous pouvez le contempler avec passion
Si vous pouvez le caresser sans lassitude
Si vous pouvez l’aimer plus que de raison
Vous gagnerez sa gratitude

 Si vous attendez d’un chat de la servitude
N’attendez jamais qu’il soit pour vous un ami
Car l’indépendance est pour lui une habitude
Et il ne peut vivre soumis
Mais si vous savez le comprendre et l’écouter
Il vous rendra l’intérêt que vous lui portez
En partageant vos lectures, vos activités
Et viendra vous le ronronner

©Shahlimare
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