Mes Ecrits

L’Imposteur

L’Imposteur

 S’il est des amitiés qui peuvent se nouer
En virtuel ou même dans la réalité
Il faut toujours se méfier de l’imposteur
Qui se dit ami mais qui n’est qu’un voleur
Voleur de mots… voleur de confidences

 Il met en place tout le décor pour mieux tromper
Joue de la gentillesse au plus haut des sommets
Usant, abusant de tous les stratagèmes
Qui caractérisent certaines âmes humaines
Jeu d’imbéciles… jeu pas sans conséquences

 Et quand il a su enfin voler la confiance
Alors un troisième larron entre dans la danse
Mais rien ne dit que le nombre est limité
Ça amuse les biens pensants, les cultivés
Culture de merde… culture de desséchés

 Parce qu’il fait de belles phrases il se croit supérieur
C’est dommage, il lui manque l’intelligence du cœur
Il reste persuadé d’être un artiste
Mais il ne vit qu’à travers ses artifices
Artiste sans vie… artiste tout gris

 Attirer les confidences faites sans méfiance
Pensant être dites à un ami de confiance
Et c’est comme un diner de cons sans image
Où on se moque de vous page après page
Trahison terrible… trahison sans pardon

 Et le pire dans tout ceci quand ça va trop loin
Qu’il se fait prendre à son propre jeu de vaurien
Non content d’avoir bafoué l’amitié
Il essaye de salir dans toute sa lâcheté
Aujourd’hui je dis ce que j’ai sur le cœur
Toi un ami ? T’es rien qu’un imposteur !

©Shahlimare
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Pensées matinales

Pensées matinales de Toussaint

 Musique qui résonne dans ma tête
Aiguise mes sens et je pars en quête
Des mots que m’inspire l’extérieur
Et font battre mon métronome intérieur

 C’est d’abord ce ciel noir d’orage
Qui donne ses couleurs au paysage
Et c’est aussi ce rayon de soleil
Qui vient soudain faire des merveilles

 Arbres de soleil… arbres de feu…
Automne tu nous en mets plein les yeux
C’est le balai des souffleurs de feuilles
Qui rassemblent ton grand recueil

 Mais ouverture de la chasse
Cette saloperie qui m’agace
Lâchés de faisans sur le bord de la route
Trouveront la mort coûte que coûte

 Et Toi, emportée par la maladie…
On ne s’est jamais rencontrée
Mais je sais que tu aimais les fleurs
Alors j’ai décidé de t’en amener
Toujours de toutes les couleurs
C’est déjà bien assez triste ici…

©Shahlimare
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Amitié

L’Amitié

 Coup du hasard ou coup du sort
Qui pourrait dire ce qui guide nos pas
Toujours est-il que hier encore
Toi et moi on ne se connaissait pas

 Tu aurais pu dire, faire n’importe quoi
Tes joies, tes peines et tes souffrances
Absolument sans importance pour moi
Puisque de toi, dans l’ignorance

 Mais aujourd’hui tout à changé
Nos deux chemins se sont croisés ici
Milieu de nulle part connecté
Blogs anonymes qui diffusent nos écrits

 J’ai pris le temps de lire ces mots de toi
Les mots écrits, les mots non dits
Mieux qu’une photo ils te révèlent à moi
Car chacun a été choisi

 Et quand je viens te lire alors
Mes yeux peuvent entendre ce que tu ressens
Et dans ton âme et dans ton corps
Te nier, plus possible maintenant

 Alors Ami(e) fais toi une raison
Car je prends mon rôle au sérieux
Si je pense que tu ne tournes pas rond
Je viendrai te le dire, c’est mieux

 Et même si je dois te déplaire
Parce que je ne te donne pas raison
Notre amitié vaut bien plus chère
Quand elle est en danger et sous tension

 Si je ne peux pas dire ce que je pense
De peur de te fâcher ou pire
Alors Ami(e) ça n’a plus d’importance
On n’aura plus rien à se dire

 J’suis ton Amie pas un mouton
Si mes mots sont durs, c’est par amitié
L’indifférence ce n’est pas bon
Si tu n’es pas bien et que je veux t’aider

©Shahlimare
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Zone d’Ombre

Zone d’Ombre

 Tant de fois j’ai tenté de faire la lumière en moi
Qu’à trop vouloir chercher ne reste que des "pourquoi"
Tant de fois j'ai pensé que c'était sans importance
Et le temps a passé mais pas cette longue errance

 Ce besoin de savoir qui envahit l'esprit
Qui vient de l'intérieur… me prenait certains soirs
Me poursuivait la nuit…

 Tant de fois j'ai tenté de chasser ces sensations
Ces différences voilées, ces légères variations
Tant de fois j'ai trouvé de nouveaux indices probants
Pour venir étayer tous mes questionnements

 Ce que ma tête ignorait tout mon être l'a compris
Maintenant je réalise qu'enfant déjà, je savais
Comme une chose pressentie

 Besoin intense de savoir… qui m'envahit et me bouffe
Après toutes ces années dans le noir, pourquoi faut-il que ça m'étouffe ?
Et en moi une zone d'ombre avance, étend son manteau
Et de plus en plus elle m'encombre… un truc à devenir marteau !

 Aujourd'hui enfin je sais et ma quête est terminée
La zone d'ombre est éclairée mais qu'est-ce qui a bien pu se passer ?
Qu'est-ce que j'ai appris de plus qui renforce mon identité ?
Ça devait être important car le besoin de savoir m'a quitté

 La réponse que j'ai reçue pourrait paraître bien dérisoire
Mais elle a pourtant suffit à assouvir ce besoin de savoir
Y-a-t-il des étapes dans la vie qui réclament qu'on soit "complet"
Pour pouvoir poursuivre son chemin dans le calme et la paix ?

 Et bien maintenant je peux avancer tranquille… je sais…

©Shahlimare
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Si j'étais...

Si j'étais...

Si j’étais un oiseau…
Je serais cette Sterne tout là-haut
Qui d’un simple battement d’ailes
S’amuse à caresser le ciel
Traversant les mers et les océans
Simplement porté par le vent

Si j’étais un cheval…
Je serais ce Mustang en pleine cavale
Naseaux fumants qui cherchent l’air
Le cou fouetté par la crinière
Le sabot sûr, courant les grandes plaines
Porté par des légendes indiennes

Si j’étais une fleur…
Je serais ce Coquelicot qui meurt
Dès qu’on lui prend sa liberté
Epanouit dans tous les prés
Au milieu des blés et des herbes folles
Mais qui, une fois cueillis, s’étiole

Si j’étais un canidé…
Je serais un Loup non apprivoisé
Pas un monstre de légende
Mais chef de meute fier de sa bande
Parcourant les grandes étendues boisées
Enivré par la liberté

Si j’étais un félidé…
Je serais un Chat, c’est presque obligé
Félin dans mon allure et mes manières
Cœur d’or avec son caractère
Et si tigres et guépards me font rêver
Le côté miniature me plaît

Si j’étais une couleur…
Je serais un Bleu tout en profondeur
Celui du ciel, des océans
Et de Gaïa, pour le moment
Toutes les nuances et les dégradés
Du bleu nuit au ciel azuré

On peut toujours rêver
   Mais ça ne change rien à ce qu’on est
   Alors je suis moi et c’est bien
   Je vais mon chemin l’air de rien
   C’est à vous maintenant d’imaginer
   Juste un instant, si vous étiez…

©Shahlimare
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Poussière de Vie

Poussière de Vie

 Que reste-t-il du vieux chêne centenaire
Quand la tempête passée, il reste à terre
Après un siècle à se battre pour vivre
Poussière de vie

 Que reste-t-il de ce bel animal
Que la balle du chasseur supprime, bestiale
Ne lui laissant aucune chance de survivre
Poussière de vie

 Que reste-t-il de ce ruisseau qui court
Quand ses eaux sont pompées, qu’on le laboure
Juste pour agrandir les champs du profit
Poussière de vie

 Que reste-t-il des mers, des océans
Quand on tue tout ce qu’il y a dedans
Parce que la faune marine ça meure sans bruit
Poussière de vie

 Que reste-t-il des terres surexploitées
Noyées de pesticides, de nos saletés
Sans aucune mesure pour les préserver
Poussière de vie

 Et que reste-t-il de notre atmosphère
Quand tout est permis et qu’on laisse faire
Alors qu’on sait mais qu’on préfère se taire
Poussière de vie

 Mais que restera-t-il de l’homme demain
S’il n’est pas fichu de se prendre en main
Et d’arrêter de croire que tout est sien
Poussière de vie

 Poussière de vie qui peut faire renaitre
Poussière de vie qui peut disparaître
Poussière de vie sans quoi plus rien ne vie

©Shahlimare
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Encore temps...

Il est encore temps…

 La Nature n’a jamais été autant exploitée
Faune et flore n’ont jamais été autant menacés
Chaque jour une nouvelle espèce est exterminée
Mais l’homme continue cette hégémonie calculée
Et pourtant…

 L’information n’a jamais été aussi présente
Les images n’ont jamais été aussi abondantes
Des reportages sur tout et rien toujours en commande
Tandis qu’on finit de regarder ceux en attente
Et pourtant…

 Les peuples anciens ont laissé des avertissements
Les catastrophes font sonner le glas de temps en temps
Mais les signes perceptibles s’envolent aux quatre vents
Car tout ici-bas se voit gouverner par l’argent
Et pourtant…

 Quand les derniers ours disparaîtront avec leur banquise
Que les dernières forêts seront changées en cendres grises
Et que les plus faibles serviront les plus forts à leur guise
Tous les atermoiements ne seront alors plus de mise
Il est temps…

 Il faut surtout ouvrir les yeux… les yeux de l’intérieur
Et savoir comprendre et corriger toutes ces erreurs
Ne prendre que le cœur et la raison comme moteur
Et plus ce putain de fric qui se pose en dictateur
Il est temps…

 C’est avec les yeux de l’intérieur que l’on pourra voir
Toutes les merveilles que la Nature a pu concevoir
Pour son travail millénaire, instaurons un moratoire
Car chercher à préserver ce monde devient péremptoire
Il est encore temps…

©Shahlimare
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Viens mon Chat...

Pour ma Féline

Viens mon Chat… viens t’allonger sur mon cœur
Ta patte lentement s’étire vers ma joue
Et très délicatement elle m’effleure
Tendre complicité juste entre nous
Pour ça je t’aime

Viens mon Chat… viens atténuer ma peine
Toi qui sais écouter tous mes secrets
Sans jamais juger, fidèle à toi même
Tu viens me consoler toujours discret
Pour ça je t’aime

Viens mon Chat… viens doucement ronronner
Ta douce mélodie à mon oreille
Toi seul à le pouvoir de m’apaiser
Quand la colère me prend, toi tu me veilles
Et moi je t’aime

Viens mon Chat… viens mon Ami d’une vie
Toi qui ne m’as donné que le meilleur
Qui a fait de ta vie mon paradis
Tu es l’étincelle au fond de mon cœur
Et moi je t’aime

Oui viens mon Chat… viens que je te murmure
Toute ma joie et mon attachement
Sans aucune retenue ni censure
Tu es ma boule d’amour tout simplement
Et moi je t’aime

Alors viens mon Chat… viens tout contre moi
Que l’on partage encore ces doux moments
Avec l’intensité d’une dernière fois
Pour rendre plus beaux encore ces instants
Car toi je t’aime

Viens mon Chat… aujourd’hui je te dis viens
Mais le temps a passé et je redoute
Le jour qui viendra briser le chemin
Sur lequel on a tracé notre route
Car toi je t’aime

Viens mon Chat… aujourd’hui je te dis viens
Mais le moment venu je te promets
Je saurai te cacher mon grand chagrin
Juste pour que tu puisses partir en paix
Car moi je t’aime

©Shahlimare
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Ma petite Caline

A Toi mon p'tit bouchon

La seconde de mes minettes

Elle était tout juste sevrée
Et déjà devant la SPA
Encore une petite vie gâchée
Alors qu’on pourrait éviter ça

 Mais elle et moi on s’est croisées
Et depuis on ne s’est plus quittées
Et je n’ai jamais regretté
D’avoir choisi de la ramener

 Une petite boule de malice
Qui ne pense qu’à jouer sans arrêt
Il faut toujours faire la police
Car un rien suscite son intérêt

 Elle cumule toutes les sottises
A croire qu’elle est toujours aux aguets
Dès qu’il faut faire une bêtise
Incroyable ce chat ne dort jamais

 Mais elle est tellement drôle aussi
Avec son petit air étonné
Sur sa frimousse toujours ravie
Du genre : c’est à moi que vous parlez ?

 Et quand elle n’a plus rien à faire
Elle s’invente des chasses au dahu
Et dans son monde imaginaire
Elle court, saute, rebondit et se rue

 Et si ça ne lui suffit pas
Elle vient chercher des noises à Féline
Maman d’adoption souvent lasse
Des facéties de cette coquine

 Mais quel spectacle à regarder
Petite panthère toujours à l’affût
Qui vient vite se faire caresser
Quand de trop jouer elle est repue

 Moi je l’adore cette boule de poils
Et jamais je ne m’en lasserai
Y a rien de mieux pour le moral
Alors je la papouille sans arrêt

©Shahlimare
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Voyages virtuels

Voyages virtuels

Après avoir façonné mon monde
J’ai décidé d’entrer dans la ronde
Pas pour chercher la notoriété
Mais juste une envie de partager

 Alors je l’ai ouvert à vous tous
Et là ce fut comme une secousse
Car je n’avais pas imaginé
Tout ce que vous pouviez m’apporter

 D’un simple clic vous m’avez ouvert
Une fenêtre sur votre univers
Et je vous découvre, vous, inconnus
Et vraiment je ne suis pas déçue

 Nous avons bien des points en commun
Mais je découvre aussi vos chemins
A travers vos pensées, vos idées
J’en reste souvent émerveillée

 Que de belles choses à découvrir
Chaque fois que je viens parcourir
Vos mondes virtuels mis en ligne
Et il fallait que je le souligne

 Alors à vous tous qui passez là
Merci de m’avoir permis tout ça
Merci de m’avoir fait voyager
Au-delà de mes simples pensées

 Car à travers ces échanges lointains
Moi j’ai découvert des gens de biens
Et qui ont aussi des choses à dire
Qui pourraient encore me faire grandir

 Ce ne sont que des voyages virtuels
En marge de la réalité cruelle
Mais c’est aussi souvent de la chaleur
Dispensée sans compter au gré du cœur

 Alors je vous le redis, inconnus
Merci à vous tous pour être venus
Laisser votre emprunte dans mon petit monde
Et me donner l’âme plus vagabonde

©Shahlimare
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Voyage intérieur

Voyage intérieur

 Depuis quelques jours maintenant
Je la sens tout au fond de moi
Comme un tsunami qui arrive
Et qui fera mal en touchant la rive

 Comme un feu intérieur qui court
Et qui avance au jour le jour
Et qui me ronge comme l’acide
Curieuse sensation qui me trucide

 Je ne peux rien faire qu’attendre
Et laisser la chose se répandre
En essayant de préserver
Mon corps et toute sa vitalité

 Seul mon esprit semble épargné
Clair et plein de lucidité
Comme un ascète en communion
Qui par le jeun cherche la rédemption

 Mon jeun à moi me prend aux tripes
Et comme une sangsue il s’agrippe
Me vide de ma force intérieure
Comme une petite mort avant l’heure

 Je connais cette sensation
Pour l’avoir vécue à foison
Mais avec le temps elle augmente
Et je sens bien que moi je me fragmente

 Pourtant, si le corps s’affaiblit
Je sens mon mental qui grandit
Et j’arriverai bien un jour
A dompter cette chose et pour toujours

 Bonze en zénitude…
Je finirai par le devenir, pas d’inquiétude !

©Shahlimare
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Amitié

L’Amitié

 Amitié : voilà un mot qui n’a de sens
Que s’il est partagé avec sincérité
Et il doit être employé avec prudence
Car il suppose un engagement non calculé

 Amitié ne peut que vouloir dire partager
Le bon, le mauvais, les rires et les pleurs aussi
En toutes circonstances on doit pouvoir compter
Sans abus jamais, sur l’épaule de son ami(e)

 Mais gare à l’amitié trompeuse et usurpée
Car elle laisse dans le cœur un goût de rancœur
Que même le temps ne saura pas effacer
Tricher avec ce joli mot est une erreur

 L’amitié véritable est une denrée rare
Mais c’est aussi ce qui lui donne sa richesse
Et quand on la découvre il n’est jamais trop tard
Sans date de péremption, elle grandit sans faiblesse

 Alors si vous croisez par hasard un bourgeon
Au gré de votre vie sur le bord du chemin
D’une amitié naissante et sans contrefaçon
Laissez-la vous montrer ce qu’elle sera demain

©Shahlimare
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Se vider la tête...

Ménage sous un crâne

 Besoin de me vider la tête
Avant que ça ne tourne en tempête
Besoin de faire le grand ménage
Et de tout déverser sur la page

 Alors doucement je me penche
Au-dessus de cette feuille blanche
Je sens glisser de mon cerveau
Des lettres qui viennent former des mots

 Les mots assemblés en lignées
Bien sagement viennent s’imbriquer
Au gré des idées, de l’humeur
Et se mettent à chanter tous en chœur

 Et ma tête tout à coup s’allège
Je regarde passer ce cortège
Et là moi j’en reste baba
Et j’me dis « bon sang y avait tout ça ?! »

 On ne dirait pas mais y en tient
Et même bien plus que dans deux mains
Dans ce bocal si déroutant
Ça m’étonne toujours finalement

 Je la secoue une dernière fois
Mais tout est là pour ce soir je crois
Je me redresse lentement
Et je plie la feuille soigneusement

 Ménage terminé !

©Shahlimare
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Robotisation

Robotisation

 Ne m’en veux pas ami(e)
Si parfois je t’oublie
Mais j’avance à l’économie
Il en va de ma survie

 Ils font tout pour que je cède
Et ici aucune entraide
La pente est de plus en plus raide
Hiérarchie toujours plus laide

 Et chaque jour qui passe
Renforce ma carapace
A l’extérieur aucune trace
Mais il faut que ça se fasse

 Je sens bien le changement
Lentement… insidieusement…
Mon moi devient indifférent
Et le vide s’installe… trop grand…

 Et mes yeux ne voient plus
Tout ce qu’ils auraient dû
Car un voile est tombé dessus
Tout est devenu confus

 La flamme qui brûlait en moi
N’est plus la même qu’autrefois
Plus de chaleur juste du froid
Ça m’effraye j’me r’connais pas

 Le blindage s’épaissit
Et mon cœur rétrécit
Je sens mon esprit s’obscurcir
J’deviens comme eux… j’me noircis

 Et quand la petite lueur
Qui vit au fond de mon coeur
Cessera d’être mon activateur
Le mal sera fait j’en ai peur

 Je serai robotisée
Dans le moule, incrustée
Plus de particularité
Just’un numéro INSEE

 Et ce jour là mon ami(e)
Viens me botter je t’en prie
Le cul aussi fort que permis
Que je retrouve mes esprits

©Shahlimare
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Nuit tragique...

Nuit tragique

 Il était allongé sur le bord du trottoir
Au petit matin je l’ai aperçu dans le noir
Quelqu’un avait dû le déposer là
Un léger choc car sur lui aucune trace de dégât
Mais il a suffit pour lui ôter la vie…

 Il avait une famille, son pelage est soigné
Et à le voir, c’est sûr, il n’était pas affamé
Il aura suffit de quelques secondes
Et juste un léger choc pour mettre fin à tout son monde
Et sans aucune chance de survie pour lui…

 Et avec le jour qui se lève son petit corps
Etalé sur le bitume ne renvoie que la mort
Derrière son volant a-t-il pris le temps
De penser à cette vie volée, l’espace d’un instant
Où c’est-il juste dit : « un chat rien de plus ! »

 Un animal qui laisse indifférent les uns
Peut être pour d’autres, s’il disparaît, la source de chagrin
Sa maisonnée va sûrement le chercher
Se demandant inquiète où il peut bien encore traîner
Nuit tragique qui a prélevé son tribut…

 Eh ! A toi qui te retranches derrière ton volant
Cette nuit tu as tué et tu te sens comment ?
C’était juste un animal ça compte pas
Pour la justice des hommes on ne te le reprochera pas
Mais la nuit où le chat sera un enfant ?

 Mes propos te choquent… pourtant tu n’as pas freiné
Cette nuit tu as choisi de ne pas t’arrêter
Car cette nuit le chat ne comptait pas
Mais la nuit prochaine qui nous dit que l’enfant comptera ?
Chaque vie compte c’est ça le plus important !

 C’est lorsque nos actes perdent le sens des valeurs
Que la dérive s’installe pour notre plus grand malheur
Et ce qui est encore impensable
Finira par passer, par habitude, dans l’acceptable
La question sera alors : « je l’écrase ou non ? »

©Shahlimare
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