Poèmes sur Animaux

La mort des Oiseaux

La mort des Oiseaux

Le soir, au coin du feu, j’ai pensé bien des fois,
A la mort d’un oiseau, quelque part, dans les bois,
Pendant les tristes jours de l’hiver monotone
Les pauvres nids déserts, les nids qu’on abandonne,

Se balancent au vent sur le ciel gris de fer.
Oh ! comme les oiseaux doivent mourir l’hiver !
Pourtant lorsque viendra le temps des violettes,
Nous ne trouverons pas leurs délicats squelettes.

Dans le gazon d’avril où nous irons courir.
Est-ce que ” les oiseaux se cachent pour mourir ? ”

François Coppée

©Shahlimare
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Le Poulain

Le Poulain

Il aime tant jouer.
Que son galop charmant.
Aux quatre coins du pré.
Entraîne la jument.
Parfois, a la barrière,
Il vient voir le passant.
Et ses yeux caressent.
Lui tendant leur prière.

Pierre Menanteau

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L'Ecureuil

L'Ecureuil

Écureuil du printemps, écureuil de l'été,
qui domine la terre avec vivacité,
que penses-tu là-haut de notre humanité ?
Les hommes sont des fous qui manquent de gaieté.

Écureuil, queue touffue, doré trésor des bois,
ornement de la vie et fleur de la nature, juché sur ton pin vert,
dit-nous ce que tu vois ?
La terre qui poudroie sous des pas qui murmurent.

Écureuil voltigeant, frère du pic bavard,
cousin du rossignol, ami de la corneille,
dis-nous ce que tu vois par-delà nos brouillards ?
Des lances, des fusils menacer le soleil.

Écureuil, écureuil, cursif et curieux,
ébouriffant ton col et gloussant un fin rire,
dis-nous ce que tu vois sous la rougeur des cieux ?
Des soldats, des drapeaux qui traversent l'empire.

Écureuil aux yeux vifs, pétillants, noirs et beaux,
humant la sève d'or, la pomme entre tes pattes,
que vois-tu sur la plaine de nos hameaux ?
Monter le lac de sang des hommes qui se battent.

Écureuil de l'automne, écureuil de l'hiver, qui lances vers l'azur,
avec tant de gaieté, ces pommes... que vois-tu ?
Demain tout comme Hier.

Les hommes sont des fous et pour l'éternité.

Paul Fort

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Complainte du petit Cheval blanc

Complainte du petit Cheval blanc

Le petit cheval dans le mauvais temps, qu'il avait donc du courage !
C'était un petit cheval blanc, tous derrière et lui devant.

Il n'y avait jamais de beau temps dans ce pauvre paysage.
Il n'y avait jamais de printemps, ni derrière ni devant.

Mais toujours il était content, menant les gars du village,
à travers la pluie noire des champs, tous derrière et lui devant.

Sa voiture allait poursuivant sa belle petite queue sauvage.
C'est alors qu'il était content, eux derrière et lui devant.

Mais un jour, dans le mauvais temps, un jour qu'il était si sage,
il est mort par un éclair blanc, tous derrière et lui devant.

Il est mort sans voir le beau temps, qu'il avait donc du courage !
Il est mort sans voir le printemps ni derrière ni devant.

Paul Fort

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Chien et Chat

Chien et Chat

Le chien avait promis de ne jamais le mordre
Et le chat lui jura de ne jamais griffer
Et depuis ce jour-là, on obéit à l'ordre
Et le chien et le chat sont amis à jamais.

On joue sur le tapis, on s'endort sous la table
Le chat au creux des bras de son gentil toutou
Des disputes ?Jamais ! On est toujours aimables
On ronronne, on se lèche, on se fait les yeux doux.

Minet n'a jamais su que certains chiens féroces
Se jettent sur les chats pour leur briser les reins,
Car le chien le regarde avec des yeux de gosse
Heureux d'avoir trouvé le meilleur des copains !

Oui, mais de temps en temps, on s'amuse à se faire
Des blagues insensées qui font battre le cœur :
Le chien aboie, le chat se jette, téméraire
Sur le toutou ravi et qui feint d'avoir peur.

Le petit chat tigré joue à être un grand fauve,
Et quand le chien, parfois, aboie un peu trop fort,
Alors notre Tigrou, dans la chambre se sauve
Et sur quelque coussin, épuisé, il s'endort !

Auteur Inconnu

 
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Vie de chien...

Vie de Chien

Toi mon maître qui as peur de me perdre et qui m’attaches,
Ai-je besoin de ces chaînes pour marcher dans tes pas ?
Tu cries partout ta liberté, mais il faudrait que tu saches,
Que j’aime être près de toi, même si je ne te parle pas.

J’en ai vu des corniauds, des errants et des abandonnés,
J’en ai vu pleurer le temps où ils étaient gâtés et caressés.
Pour jouer, tu me jettes la balle jaune que tu m’as donnée,
Elle en a perdu toute sa couleur, à force de me la balancer.

Ce que je n’aime pas, c’est ta voix quand elle se fait grave,
Excuse-moi si je suis bête, tu devrais pourtant t’en rappeler,
J’écarte tous les intrus, je te connais tu es tellement brave,
Tu utilises mon nom, et jamais ne me siffles pour m’appeler.

Un jour si tu me vois dormir en rêvant et en poussant des wifs,
Sache que je crains de ne pas être pour toi un parfait animal,
Je ne suis ni bâtard, ni méchant et ne connais pas mes griffes,
J’aime sentir ta main sur ma tête, là, j’en oublie ce qui fait mal.

Certains travaillent dans les cirques, et sont devenus savants,
Pour toi, je sais faire une seule chose et ça n’a rien d’un tour,
C'est joindre à ta vie d’humain, ma vie de chien très énervant,
J’ai attrapé la rage tu le sais, et c’est celle de t’aimer d’amour…

Auteur anonyme

©Shahlimare
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Quand le temps viendra...

Quand le temps viendra...

Si arrive le moment où je deviens frêle et faible
Et que la douleur m'empêche de dormir
Alors fais ce qui doit être fait,
La dernière bataille ne peut être gagnée.

Tu seras triste, je comprends
Mais ne laisse pas le chagrin t'arrêter.
Pour ce jour, plus que tous les autres
Ton amour et ton amitié doivent supporter l'épreuve.

Nous avons eu tellement de belles années
Tu ne voudrais pas me voir souffrir d'avantage.
Quand le temps viendra, s'il te plaît laisse-moi partir.
Emmène-moi où quelqu'un prendra soin de moi
Et reste avec moi jusqu'à la fin.

Tiens-moi très fort et parle-moi
Jusqu'à ce que mes yeux ne voient plus.
Je sais qu'avec le temps tu seras d'accord,
Que c'est une bonté que tu m'as faite.

Bien que ma queue ait bougé pour la dernière fois,
Tu m'as sauvé de la misère et de la souffrance.
N'aie pas de peine que ce soit toi qui as dû prendre cette décision.
Nous étions très proches pendant toutes ces années,
Ne te laisse surtout pas envahir par le chagrin.

Ton Ami(e) à quatre pattes qui te remercie de lui avoir offert une si belle vie !   

Auteur inconnu

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Un Chien

Un chien mourait doucement
Son regard ne parlait rien d'autre
Que d'une chose infinie incompréhensible
Comme une mélancolie
On le soigna pour les reins et pour le foie
Et pour les poumons et pour l'intestin
Et pour les pieds et pour la tête
Et on lui opéra même le regard

On sut trop tard qu'il attendait son maître.

Jean l'Anselme

Il m'avait été demandé (je ne citerai pas de nom) de penser un peu plus à nos zamis chiens... alors j'ai trouvé ce petit poème, un peu triste c'est vrai mais tellement beau dans sa simplicité et dans ce qu'il nous dit.
Alors hommage à vous Tous, compagnons à quatre pattes du genre canin et de douces caresses pour chacun de Vous.

©Shahlimare
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Le Petit Chat

C'est un petit chat noir effronté comme un page,
Je le laisse jouer sur ma table souvent.
Quelquefois il s'assied sans faire de tapage,
On dirait un joli presse-papier vivant.

Rien en lui, pas un poil de son velours ne bouge ;
Longtemps, il reste là, noir sur un feuillet blanc,
A ces minets tirant leur langue de drap rouge,
Qu'on fait pour essuyer les plumes, ressemblant.

Quand il s'amuse, il est extrêmement comique,
Pataud et gracieux, tel un ourson drôlet.
Souvent je m'accroupis pour suivre sa mimique
Quand on met devant lui la soucoupe de lait.

Tout d'abord de son nez délicat il le flaire,
La frôle, puis, à coups de langue très petits,
Il le happe ; et dès lors il est à son affaire
Et l'on entend, pendant qu'il boit, un clapotis.

Il boit, bougeant la queue et sans faire une pause,
Et ne relève enfin son joli museau plat
Que lorsqu'il a passé sa langue rêche et rose
Partout, bien proprement débarbouillé le plat.

Alors il se pourlèche un moment les moustaches,
Avec l'air étonné d'avoir déjà fini.
Et comme il s'aperçoit qu'il s'est fait quelques taches,
Il se lisse à nouveau, lustre son poil terni.

Ses yeux jaunes et bleus sont comme deux agates ;
Il les ferme à demi, parfois, en reniflant,
Se renverse, ayant pris son museau dans ses pattes,
Avec des airs de tigre étendu sur le flanc.

Edmond Rostand

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Le Chat

Dans ma cervelle se promène,
Ainsi qu'en son appartement,
Un beau chat, fort, doux et charmant.
Quand il miaule, on l'entend à peine,

Tant son timbre est tendre et discret ;
Mais que sa voix s'apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde,
C'est là son charme et son secret.

Cette voix, qui perle et qui filtre,
Dans mon fonds le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre.

Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases ;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle n'a pas besoin de mots.

Non, il n'est pas d'archet qui morde
Sur mon cœur, parfait instrument,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde,

Que ta voix, chat mystérieux,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout est, comme en un ange,
Aussi subtil qu'harmonieux !
 

Charles Baudelaire

De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux, qu'un soir
J'en fus embaumé, pour l'avoir
Caressée une fois, rien qu'une.


C'est l'esprit familier du lieu ;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire ;
Peut-être est-il fée, est-il dieu ?


Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime
Tirés comme par un aimant,
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même,

   

 Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement.


Charles Baudelaire

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Poème offert par mon ami Dazou

l'amour d'un animal ne se mesure pas à sa beauté L'amour d'un animal ne se mesure pas à sa beauté

Moi qui ne suis que le gentil petit chaton
Fidèle, aimant et si affectueux auprès de ceux
Qui me donne de l’amour et qui militent en leur nom
Pour redorer ma race et mon regard de feu.
Je suis celui qu’on abandonne souvent sans émois
Que l’on regarde avec dédain déambuler dans les rues
A la merci de mes nombreux prédateurs sans lois
N’hésitant pas parfois a m’inscrire a leur menu.

Moi qui pour plaire doit sans cesse vous séduire,
Vous émouvoir de mon charme et contre vous me blottir
J’aimerais bien a vos yeux ne plus être
Cette boule de poils qui ce doit de paraître
Pour pouvoir acquérir et a jamais conserver
Tout votre amour et toute votre affectuosité.

Moi le petit, moi le si laid chat de gouttière,
Le vagabond sans abris qui erre dans vos rues
Que vous avez pourchassé près de chez vous encore hier
J’aimerais tant pourtant que vous cessiez a ma simple vue
De me considérer comme celui qui viens renverser vos poubelles
Pour y chercher ces restes que vous avez choisi de détruire
Plutôt que de s’en servir pour simplement me nourrir.

Moi le bel angora qui orne fièrement vos beaux draps
J’aimerais tant au moins une fois que ceux de la bas,
Ceux que vous avez un beau jour si lâchement abandonnés
Pour pouvoir me recueillir et me garder comme un trophée
Que ceux la puissent une fois même une seule ce nourrirent
De vos si nombreux restent que même moi ne peu finir.

Moi qui vous donne tant d’amour ne demandant si peu en retour
J’aimerais bien que vous puissiez encore donner un peu d’amour
A ces petites boules de poil si affectueuses et que pourtant
Par lassitude vous avez si lâchement abandonné
Sans même avoir pris la peine et ni nécessairement le temps
De vous dire que de ce fait vous les condamniez.

Un grand merci à toi Dazou pour ce très beau poème que
je ne peux m'empêcher de partager avec tous ceux qui passeront par ici.
De gros bisous pour toi mon ami.

©Shahlimare
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Le Vieux et son Chien

S'il était le plus laid
De tous les chiens du monde
Je l'aimerais encore
A cause de ses yeux.

Si j'étais le plus vieux
De tous les vieux du monde
L'amour luirait encore
Dans le fond de ses yeux.

Et nous serions tous deux,
Lui si laid, moi si vieux,
Un peu moins seuls au monde
A cause de ses yeux.

Pierre Ménanteau

©Shahlimare
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Le Chat et le Soleil

Le chat ouvrit les yeux,
Le soleil y entra.
Le chat ferma les yeux,
Le soleil y resta.

Voilà pourquoi, le soir,
Quand le chat se réveille,
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.

Maurice Carême

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Poème offert par mon Amie Joyce

Dans ton coeur se promènent,
Ainsi qu'en ton appartement,
2 belles minettes, fortes, douces et charmantes.
Quand elles miaulent, leurs cris e
st un je t’aime,

A cette maîtresse si aimante
Qui les regarde tous les jours avec étonnement
Dans leur pelage si doux, tes yeux fatigués
Retrouvent à coup sûr la sérénité

 Pour toi, qui est indomptable
Lorsque sur toi, se lovent ces femelles
Tu fonds et devient malléable

 Tout comme elles, tu es fière
Tout comme elles, tu as le goût du mystère
Et ce sentiment de liber

 Féline et câline sont tes amours
A jamais tu les aimeras, même dans la mort
Car aimer se conjugue avec toujours

 De cet angora blanc et noir
Qui a su te faire aimer les félins
Ce chat enfoui au plus profond de ton sein
Cette boule appelée « ti’smoule »

 Ces animaux au cœur entouré de poils
Qui font que pour nous, tu te dévoiles
Et c’est ainsi que tu te nommes xchat

Tu as ce sens de la fidélité
Par tes mots, tu as su te fair
e aimer
Et je suis fière de ton amitié

 Joyce

©Shahlimare
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